Intérêt d’une certification pour une DSI – Partie 1/2

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Intérêt d’une certification pour une DSI – Partie 2/2
5 juillet 2014
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Intérêt d’une certification pour une DSI – Partie 1/2

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Au cours des trente dernières années, le rôle des Directions des Systèmes d’Information (DSI) au sein de l’entreprise a sensiblement évolué.

Cantonnée à un rôle technique dans les années 70, la DSI revêt aujourd’hui des dimensions multiples – organisationnelle, financière, relationnelle, et également humaine. L’alignement stratégique, la performance, la justification des coûts, l’efficacité de l’équipe et la gestion de la sous-traitance deviennent des enjeux de plus en plus importants pour les DSI. Les actionnaires et les clients internes ou externes demandent davantage de performance et de garantie à moindre coût.  A cela s’ajoute une montée en puissance de la concurrence sous la forme de sociétés d’infogérance et de solutions d’externalisation.

C’est justement sur ces problématiques que les certifications et les référentiels peuvent être utilisés. Ces derniers, lorsqu’ils sont bien compris et dosés, s’avèrent être des leviers précieux permettant non seulement une organisation claire des activités mais également la mise en place d’une gouvernance.  Le positionnement de la DSI comme créatrice de valeur devient d’autant plus aisé.

Nous expliquons dans la suite de l’article pourquoi , selon nous,  le management d’une DSI ne peut être envisagé sans l’appui d’un ou plusieurs référentiels qu’ils soient de natures techniques ou organisationnelles.

LES PRINCIPAUX LEVIERS QUE PEUVENT APPORTER LES CERTIFICATIONS

La mise en place d’une certification au sein d’une DSI apporte trois principaux leviers :

  • LEVIER 1 : LE CHANGEMENT DE LA PERCEPTION DE L’INFORMATIQUE DANS L’ENTREPRISE

Les Directions des Systèmes d’Information sont depuis longtemps la cible des critiques les plus virulentes au sein de l’entreprise – manque de réactivité, manque de transparence, multiplication des dysfonctionnements voire frein au bon fonctionnement de l’entreprise. L’informatique est malheureusement perçue comme un poste qui pèse lourd dans le budget et pour lequel on ne perçoit pas toujours la valeur ajoutée.  Les Directions Générales en particulier sont très loin de discerner en quoi l’informatique ou les systèmes d’informations pourrait apporter un avantage concurrentiel à l’entreprise.

Pour preuve, les Directeurs de Systèmes d’Information sont souvent tenus à l’écart des discussions stratégiques alors même que leur principal rôle devrait être de pouvoir décliner la stratégie sur le terrain opérationnel.

Dans ce genre de situation, les démarches de certifications ou de mises en œuvre de référentiels tombent à point nommé. Celles visant à instaurer une gouvernance notamment peuvent servir les intérêts non seulement de la DSI mais également ceux de l’entreprise. De manière générale, la mise en œuvre et l’affichage d’une gouvernance élève le débat, et permet au Directeur de Systèmes d’Information de démontrer qu’il a la maîtrise de ses budgets, de ses activités et de son équipe. Elles aident à placer la DSI comme une créatrice de valeur.

  • LEVIER 2 : L’AMÉLIORATION DU MANAGEMENT À TRAVERS LA DIFFUSION DE BONNES PRATIQUES

Les référentiels de standards ou de normes favorisent la diffusion de bonnes pratiques reconnues et éprouvées au sein de l’entreprise. Ils apportent de la structure à travers l’homogénéisation des processus et l’inscription de la DSI dans une dynamique d’amélioration continue.

La DSI est mieux armée pour répondre aux objectifs de la Direction Générale et pour améliorer ses services vis-à-vis des métiers. Les référentiels de gouvernance fournissent les bases pour assurer l’alignement stratégique. La mise en œuvre de référentiel mixte par exemple permet de répondre aux besoins opérationnels des métiers, et de faciliter les échanges entre la DSI et les métiers.

  • LEVIER 3 : LA CLARIFICATION DES RÔLES ET RESPONSABILITÉS

La mise en place d’un référentiel permet une meilleure définition des rôles des acteurs en amont, en aval et au sein de la DSI. La définition de la participation de chaque acteur dans les processus ou les activités de la DSI implique non seulement une meilleure compréhension du rôle joué par chacun, mais également un engagement responsable des personnels et des prestataires. Cela induit naturellement une professionnalisation des services délivrés.

L’activité informatique est ainsi mieux contrôlée car le mode de fonctionnement devient clair. De cette transparence découle une gestion avertie des risques. Cela s’avère être un atout considérable en particulier dans le cadre de contrôles internes auxquels sont soumises les entreprises (Maison mère, Clients, Direction des impôts, Commissaires au compte, Sarbanes Oxley, etc.)